Les coqueluche chez le bébé
Santé

Coqueluche chez l’enfant : symptômes, risques et vaccin

Qu’est-ce que la coqueluche ? Quels sont les risques ? Quand faut-il se faire vacciner et quels sont les effets secondaires possibles du vaccin ?

La coqueluche chez les enfants

La coqueluche est une maladie hautement infectieuse. Elle peut être très dangereuse si elle touche les enfants, en particulier ceux âgés de moins d’un an.

Comment se manifeste-t-elle ? Quels sont les risques ? Et comment le vaccin contre la coqueluche fonctionne-t-il chez les enfants ?

La coqueluche, également appelée « toux du chien », est une maladie infectieuse causée par la bactérie haemophilus pertussis. Elle affecte tous les âges, mais touche principalement les enfants, notamment ceux de moins de cinq ans. Elle est très contagieuse et se transmet par voie aérienne ; par exemple, à travers les gouttelettes de salive émises par la toux, les éternuements ou simplement la parole.

S’il n’y a pas de complications, la coqueluche guérit en deux mois environ.

Comment la reconnaître et quels sont les symptômes de la coqueluche chez l’enfant ?

Au début, elle se manifeste par un enrouement, un rhume et une toux nocturne qui empêche le repos. Il n’y a généralement pas de fièvre.

Après environ deux semaines, la toux devient convulsive et tenace, entravant la respiration et la déglutition. Après une crise de toux convulsive qui peut aller jusqu’à 15 quintes, suit une inhalation profonde et bruyante. Ce son, qui ressemble à un cri, est dû à une obstruction catarrhale des voies respiratoires. Des vomissements peuvent parfois se produire.

Après deux semaines commence la phase de convalescence, au cours de laquelle les quintes de toux diminuent et l’enfant récupère progressivement.

Quelle est la fréquence de la maladie ?

Depuis 2020, 24 millions de cas de coqueluche ont été enregistrés dans le monde chez les enfants âgés de moins de 5 ans, dont 160 700 décès. La diffusion de la vaccination a permis de réduire le nombre de cas. Aujourd’hui, 90 % des cas sont enregistrés dans des populations où la vaccination n’est pas pratiquée.

Les risques de la coqueluche

La coqueluche est une maladie très dangereuse chez les enfants de moins d’un an. Elle peut entraîner de graves complications avec des dommages invalidants et permanents. En moyenne, 20 % des cas de coqueluche nécessitent une hospitalisation.

Parmi les complications les plus fréquentes figurent :

  • Les hémorragies nasales provoquées par la toux ;
  • L’otite moyenne ;
  • La pneumonie et la broncho-pneumonie (un cas pour 20) ;
  • L’encéphalopathie (un à deux cas pour 1 000).

Le taux de mortalité est de un à deux cas pour 1 000. De plus, cela se produit presque systématiquement chez les enfants de moins d’un an, en général causé par une pneumonie ou une encéphalite.

Vaccin contre la coqueluche

Le vaccin contre la coqueluche existe depuis les années 1940. C’est un vaccin « cellulaire », c’est-à-dire qu’il contient la bactérie entière.

Dans les années 1990 cependant, on a introduit le vaccin « acellulaire » ; il ne contient que quelques « morceaux » de la bactérie responsable de la maladie, et qui sont donc nécessaires pour réveiller le système immunitaire.

Il est généralement combiné avec le vaccin contre la diphtérie et le tétanos.

Le vaccin a une efficacité d’environ 85 %, qui diminue avec le temps. C’est pourquoi des rappels réguliers sont nécessaires. Même lorsque la vaccination n’est pas complète, la coqueluche peut survenir, sous une forme plus légère, chez les personnes vaccinées autant que chez les personnes non vaccinées.

Les trois doses sont administrées à 6-8 semaines d’intervalle, avec une dernière dose de rappel vers l’âge de 2 ans.

Deux doses de rappel sont ensuite administrées à 6 ans et à 14 ans. Un rappel de diphtérie-tétanos-coqueluche est recommandé tous les 10 ans pour les adultes.

Le vaccin est contre-indiqué pour les personnes qui sont gravement allergiques à l’un des composants, ou qui souffrent d’une maladie aiguë, grave ou modérée. De plus, dans le cas de troubles neurologiques, le vaccin n’est utilisé que si ceux-ci sont stabilisés et que la cause est connue.

Effets secondaires

La moitié des enfants ont des réactions légères (fièvre ou rougeur locale) qui disparaissent dans les 48 heures. Dans le cas du vaccin combiné diphtérie-tétanos-coqueluche, la dose qui provoque le plus d’effets secondaires est celle qui est administrée à l’âge de six ans.

Dans un à deux cas sur 10 000, des convulsions fébriles se produisent. Et dans un cas sur un million, un choc anaphylactique. Les centres de vaccination savent réagir à de telles situations.

Les groupes anti-vaccin en parlent

Certains groupes anti-vaccination ont établi un lien entre le vaccin contre la coqueluche et le SIDA, la mort subite du nourrisson, ou encore l’épilepsie. Mais il s’agissait de l’ancien vaccin « cellulaire », et non du vaccin « acellulaire » actuellement utilisé. Mais même dans ce cas, les experts n’ont trouvé aucune preuve d’un lien entre ces événements, bien que de nombreux sites le signalent comme établi.

Comment protéger les nourrissons de moins de trois mois ?

La stratégie que tous les organismes internationaux, de l’Organisation mondiale de la Santé à l’Initiative Mondiale contre la Coqueluche, considèrent comme la plus efficace pour protéger les très jeunes enfants est : la vaccination des femmes enceintes au cours du dernier trimestre de la grossesse. En se faisant vacciner, la mère se protège elle-même, mais transmet aussi la protection à son nouveau-né. Une stratégie utilisée par les plus grandes nations (Argentine, Israël, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni, États-Unis).

Vaccin Covid et vaccin contre la coqueluche

Comment organiser le calendrier des rappels de vaccination pour les adolescents ou les femmes enceintes qui souhaitent se faire vacciner contre la coqueluche et à la lumière du rendez-vous avec le vaccin Covid ?

Même si les données actuelles montrent qu’il est possible et sûr de recevoir plusieurs vaccins en même temps. Pourtant, vous devez attendre trois semaines avant de faire deux vaccins incluant celui de la Covid-19, afin d’avoir une plus grande certitude quant à son efficacité.

Laisser un commentaire